vendredi 2 mai 2008

Gwada, c'est mon gwadada !

Wahoo ! Et bin, je m’en souviendrai du 1er mai 2008 ! Folle journée ! Je me suis même surpris à rire tout seul tellement ce que j’ai vu m’a submergé ! Du bonheur sur toute la ligne.


Je me suis levé tôt, et il faisait beau. J’ai donc foncé vers la Soufrière (j’avais déjà récupérer une voiture le mardi soir). Elle était dégagée. Mais j’ai malheureusement perdu la course contre les nuages. Je suis quand même rester faire un tour sur le cratère, dans le brouillard, et j’ai essuyé la pluie. Il faut savoir que la Soufrière est un des endroits où il pleut le plus au monde. 10 mètres d’eau par an, vous imaginez !! La végétation est surprenante du coup, avec ses mousses rouges, oranges, vertes, blanches et dérivés subtiles. Je peut pas décrire le cône du volcan, regardez les photos. Le chemin qui mène au sommet, 1467 mètres, et assez tranquille. Il part du sud du cône vers le nord-est du cratère et offre de jolies vues. L’endroit est parfois baigné d’une odeur d’œuf qui émane des fumerolles au cratère. Ca pique les yeux et la gorge ! Et c’est hallucinant de voir des énormes volutes de fumée s’échapper de gouffre sans fond dans un grondement sourd… Cet endroit, on dirait une explosion et un coussin, un truc écorché mais un truc doux.

Le temps n’étant vraiment pas bon, je ne me suis pas trop éternisé, mais j’ai quand même pris le temps d’escalader le Piton Dolomieu pour me retrouver sur une petite corniche avec les falaises du volcan au bord. Gros moment d’émotion pour moi à la montée, mais surtout à la descente (il avait plu

entre temps quand j’étais perché là-haut. Le mouvement des nuages au passage des crêtes c’est classe aussi. Vraiment impressionnant ce volcan.

Le toit des Antilles est réellement digne de sa réputation.


Je voulais prendre une navette et passer le reste de la journée aux Saintes.


Encore raté la navette … grmgrmrm ... J'ai donc décider d'aller de l’autre côté de l’île, sur la Grande-Terre, à la Pointe des Châteaux, complètement à l’est.

Sur la route, comme il était tôt et que c’était sur le chemin, je me suis dis que j’aller me faire la troisième chute du Carbet, pour avoir fait la triplette. Et bin putain encore une fois, j’ai bien fais. La balade est vraiment tranquille, et elle permet de découvrir pleinement la forêt tropicale humide. Je m’arrêtais toutes les deux secondes pour aller voir un truc de plus près. Assez hallucinante la forêt avec les lianes et les prairies suspendues. On voit une végétation incroyable, non seulement des arbres et fougères que j’avais déjà aperçus ça et là auparavant, mais aussi l’incroyable famille des épiphytes (j’arrête avec la botanique après) qui sont des plantes qui vivent accrochées à d’autre plante sans les parasiter. Juste y squattent !

Et c’est marrant à voir. A l'arrivée, la chute est merveilleuse. Je sais pas pourquoi mais j’ai adoré ce site. La cascade est bien plus petite que les deux premières puisqu’elle ne fait 15 mètres de haut. Mais c’est beau, c’est comme ça. J’étais sur mon rocher, surplombant les touristes qui mangeaient, le visage arrosé des postillons de la cascade. A un moment, deux petites filles « métro » sont montés sur un rocher un peu plus haut que les autres et on dandinait des fesses en guise de « wine ». C'était rigolo. Je me suis même baigné dans le bassin qui entoure la chute. J’ai senti son souffle quand j’ai échoué sur un rocher assez près. Mais vaut mieux pas s’approcher de trop près tout de même… J’ai décidé que j’y retournerai car en plus, la marche n’est pas longue et que c’est réellement un havre de paix. On y resterait des heures.


Après cet interlude émerveillement, j’ai repris la route pour me rendre à la Pointe des Châteaux. J’y été en deuxième moitié d’après-midi.

Ah oui par ce que j’ai oublié de dire qu’avant l’épisode de la chute, je me suis arrêté pour un bain à Bananier, sur une toute petite plage que j’avais zieuter plusieurs fois de le route. Cocotiers (comme d’hab) et sable noir ultra fin magnifique, et les maisons des gens juste autour, surélevé sur leur terrain, un peu comme au Golfe. J’ai discuter avec un homme plus âgé qui est venu à l’eau lui aussi. Il habite à Paris, originaire d’ici, et compte vendre très prochainement pour s’installer à Trois-Rivières. Qu’il vendre ou pas, de toute façon, il ira à Trois Rivières. Il connait Cancale et Redon ! Au large, on voyait les Saintes et Marie-Galante, donc c’était joli déjà avec les grosses et vagues et tout, mais en prime on voyait nettement le relief de la Dominique et, plus derrière d’après ce que ma dit le monsieur, la Martinique ! C’est pour ça, que je veux à tout prix voir la même chose, du haut de la Soufrière…

Donc on reprend juste après cet aparté : en partant de la chute, je suis tombé sur un entrepôt désaffecté sans toit ni fenêtre, avec des pans de mur effondrés, et à l’intérieur, de la végétation a foison, des arbres dont des gros avec les branches qui sortaient du bâtiment par les toit et les fenêtres… Sacré tableau !











La Pointe des Châteaux est belle aussi. Au large ici, c’est la Désirade qu’on voit. Les rochers de la pointe semble la montrée du doigt.




La mer part constamment à l’assaut des falaises et des récifs coralliens. Cette mer si claire, si belle. Et ce sable. Ce n’est pas le plus blanc qu’on trouve, mais celui là donne envie de le manger… On peut aller au sommet des falaises et vu d’en haut, c’est encore plus beau. Des ty males en bodyboard s’amusaient dans l’eau, alors je suis parti me baigner direct dans les grosses vagues, mais sans surf. Juste en body tradition. J’oubliais, en haut, en plus des falaises et d’une grande croix, on voit en plus de la Désirade, Marie-Galante toujours, mais une partie que je ne lui connaissais pas, les ilets de Petite Terre (banc de sable perdu dans l’eau où des herbes tentent de braver vents et marées pour rester chez elle et permettent par la même de servir d’habitat à une race d’iguanes menacés et aux tortues. On a aussi une joli vue sur la Guadeloupe où on la voit la Grande-Terre s’élargir à partir de là où on se trouve vers l’horizon, avant que la Basse-Terre vienne le masquer à droite et à gauche. C’était un endroit beau et amusant mais je me suis fais rattraper par le soir (en même temps c’était con d’aller vers l’est en fin de journée aussi…).

J’avais un projet ambitieux pour vendredi : aller voir le lever de Soleil de la Soufrière avant de rendre la voiture et d’aller au bureau. Je me suis levé à 4h30, mais il y avait des nuages... je me suis donc recouché jusqu'à 7h30 ce qui fut agréable. Dimanche je retente le coup!

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