lundi 19 mai 2008

Grande Terre et son calcaire

Ce week-end commence un vendredi soir alors qu’une fine pluie avait humidifiée l’air. J’ai reçu un coup de fil m’annonçant que la soirée du samedi soir à Anse-Bertrand était annulée. Ce sera pour une prochaine fois ce n’est pas grave.

Finalement, je suis allé à l’îlet Gosier avec mon voisin Robertson, que ses frères surnomment « Soleil » ! (pour un black, avoir la peau plus claire que moi et être blond, c'est pas banal. Cela s'explique peut-être par ses origines Dominicaines, j'en sais rien...)



Et oui, je suis quasiment allé au même endroit que la semaine passée ; pareil pour le lendemain … donc des week-ends qui se ressemblent et s'assemblent à merveille.

Bref, avec Robertson, on a pris le bateau (3€ aller-retour) pour se rendre sur cet îlet qui est entouré d’un lagon d’une couleur bleue enchanteresse… C’est, en gros, un morceau de la barrière de corail qui est sorti de l’eau. Mais on y trouve un phare, des petites falaises et du sable qui vient recouvrir d’un doux manteau la roche inhospitalière pour nos petons (le corail est vraiment acéré sinon) permettant de recréer, un peu plus de loin de la Grande Terre, un peu plus loin dans le lagon, une plage agréable. Un point faible cependant, j’ai réussi à me foutre 5 épines d’oursins dans le même orteil alors qu’on batifolait dans un lagon on ne peut plus paisible !!! Qu’est-ce qui foutait là celui là hein ??!!! Ca m’a bien fait mal sur le coup (qui a d’ailleurs duré trop longtemps à mon goût) mais ne vous inquiétez pas, ça va. Par contre, je n’ai pas échappé aux mains de Robertson qui ne me rassurait pas le moins du monde au sujet des piqures d’oursins et qui se proposait de me les retirer avec une paire de ciseau… Il avait une technique très particulière. Faut dire que l



es piqures étaient elles aussi particulières … En fait, il poussait les épines par le bas m’enfonçant la pointe dans l’orteil. Il m’en a enlevé une et fait 2 bobos avant que je lui dise d’arrêter par que c’était vraiment douloureux … Merci ti male ! Sinon, après-midi tranquille et sympa.

Le lendemain, même bitin : tranquille et sympa !



Je devais retourner à Anse Bertrand pour rendre un sac qu’un gars avait oublié dans ma voiture (il y avait la carte d’identité dedans). Mais avant, je voulais aller à la Pointe de la vigie, à l’extrême nord de l’archipel. Comme on ne fait jamais ce qu’on veut, je me suis arrêter eu lagon de la Porte de l’Enfer qui est vraiment surprenant. Il y a ici, profitant d’une brèche dans les falaises (aussi impressionnantes que belles et faites de calcaire comme les lagons, et comme à l’îlet du Gosier, mais en plus gros. Je reviendrai m’attarder un peu plus longtemps sur toutes les curiosités de cette partie du littorale une autre fois …) pour donner naissance à un improbable lagon. L’eau est chaude comme c’est pas permis et en s’éloignant un peu de là où on a pied, on peut admirer des récifs superbes qui font regretter de ne pas avoir imiter les fonds marins pour l’architecture de nos villes. Car, plonger me donne parfois l’effet de me balader dans une ville, avec ses ruelles, ses immeubles avec des appartements où on trouve différent poisson … Un voyage quoi !

Je suis ensuite aller à Anser Bertrand, à la plage de la Chapelle, celle de Lilian Thuram je le rappelle, où j’ai remis le sac et où on m’a embarqué dans la pleine campagne du coin, donc qui n’est pas comme chez nous. C’est de la campagne, c’est donc bucolique et toujours agréable (je me répète) pour le garçon de la campagne que je suis de me perdre au milieu des champs de canne, des vestiges de moulin, des friches si sèches à cette période de l'année (notons que la période la plus sèche de l'année est censée être celle de Carême. Mais comme il y a un décalage cette année, [le nature se détraque partout] et on se la tape en ce moment… Tant mieux pour moi !)
J’ai discuté avec les personnes du week-end dernier, on s’est redit qu’on s’était quand même bien marrer à la belle étoile en chantant sur le sable doux. Ils m’apprécient et sont vraiment adorables avec moi, tout le temps, et ils me le disent. Ah ces Antillais … !
Normalement, la semaine prochaine, il y aurait un truc. Après Pâques et la Pentecôte, il y a encore une quelque chose, mais j’ai oublié quoi. Je vous le dirai.

C’est fini pour mes petites nouvelles.

Je vous fait milles bizous que je lâche dans la vent … A vous de les saisir maintenant !