vendredi 9 mai 2008

Un petit mot ...

Une anecdote que je n’ai pas racontée encore : quand je longeais la côte au nord des Saintes sous un soleil de plomb, je suivais l’itinéraire conseillé dans un bouquin que j’ai acheté. Il était précisé que le chemin traversait une parcelle privée. Sauf que moi c’est plusieurs grillages et barbelés qu’il a fallu que je franchisse et à travers les broussailles parce qu’on ne distinguait plus le sentier. Mais j’avais trop avancé et ne voulait plus faire demi tour et comme il n’était pas possible de contourner à cause des falaises, j’ai continué en effrayant les iguanes au passage qui sautaient de leur arbres pour détaler. J’empruntais d’ailleurs leurs chemins de temps à autre. J’imagine que c’est les leur car je n’ai vu qu’eux et que j’imagine mal un cabri là dedans. En un mot : mot. Non je déconne. Sérieusement, pour qualifier l’instant je choisi : un moment fort. Et ce n’est pas un jeu de mot douteux avec le verbe mentir…

En tout cas, malgré tout j’ai bien fait, je n’aurai pas eu le temps de voir les autres plages sinon. Remarque, j’en aurai vue d’autre surement … J’ai tout de même réussi à descendre au pied des falaises, sur une terrasse de roche, par un chemin facile. Je m’y suis baigné forcément pour cherché un trésor enfoui. Et puis je me suis finalement mis à chercher une bonne planque pour en cacher un de trésor …



Sur les photos, les Saintes vue des hauteurs des Trois Rivière avec les fleurs de Flamboyants au premier plan, Mirella & Quentin au bureau, Guillaume, la 3ème chute du Carbet et de la forêt.

Sinon, ma vie au bungalow est organisée et rythmée par les fois où je dispose d’une voiture. La simplicité ne m’use pas après un mois alors c’est bon signe. Je continue de côtoyer les bêtes. Après les fourmis, après les fourmis volantes, après des espèces de milles pattes noirs moches et qui font plein de liquide quand les écrases, c’est le tour de la période des gros cafards volants. En début, j’ai commencé à en retrouver par terre sur le dos, bloqués. Et ce soir, j’ai eu la mauvaise surprise de voir surgir une bande, les uns après les autres tentaient la traversée de ma terrasse en venant tous du même coin. Ça fait tout drôle quand on se dit que s’ils avaient été plus nombreux, j’aurai surement été dépassé. Tous les jours j'en butte... Je deviens aussi un pro du tennis sans raquette avec des stupides bêtes volantes qui se cognent partout en guise de balles. Ces trucs là, y’en a plein tous les jours. Ils volent de travers et finissent le plus clair du temps en se crashant partout, parfois sur le dos les condamnant à une mort certaine. Si cela s’arrêtait là, ça irait,



mais il faut savoir qu’en mourant sur le dos il y a souvent un liquide marron dégueu qui sort de leur carcasse, donnant rapidement un aspect crade au sol. Ils peuvent encore être plus sournois lorsqu’il te fonce dessus, sur le visage ou sur ce que tu as entre les mains. Ou encore quand tu les entends et que tu les sens passer à fond à côté de tête quand tu lis … Irritant.

Plus de nouvelles de mes rats depuis que les chats de Lurel et surtout ceux du quartier se sont remis à roder dans les alentours.


Dernière chose, j'ai rencontré un mec dans ma rue à Carrère. C'est mon voisin! On a discuté, il a fini par venir prendre un verre chez moi (c'était férié le lendemain ...) . Cool quoi! J'espère qu'on se reverra ...
Et aussi, je me suis rendu compte qu'il y avait un festival à Marie-Galante ce week-end, avec, entre autres, Steel Pulse le groupe de reggae jamaïquain et notre bien aimé arabe sarkotiste Faudel dont je me fous royalement. J'ai voulu m'organiser pour y aller mais c'est un peu la galère alors bon ... ça aurait pu être trop bon de festoyer à Marie-Galante sur un son reggae!!! tan pis, je garde mes forces pour les festivals bretons. Nom dédieu!

Bon long week-end à tous! Profitez en bien, amusez-vous et reposez-vous!

lundi 5 mai 2008

L'île aux belles eaux


L’île aux belles eaux disait Christophe Colomb, aussi ais-je voulu vérifier par moi-même. Nan j’déconne. J’ai pas vraiment choisi, mais c’est ce qui est arrivé finalement.


Un temps superbe s’annonçait pour le samedi. Je n’ai pas pris de risque et j’ai foncé plein sud, direction les Saintes. « Dieu soit loué », j’ai enfin pu les fouler !! (9h30-10h : départ de la navette de Trois-Rivières pour Terre-de-Haut, une demie heure de trajet environ).

Pour décrire, et pour ceux qui connaissent la référence, c’est comme dans « la famille pirate » le dessin animé sur France 3. En plus sec tout de même, mais c’est le même décor. Des mornes aussi abrupte que invraisemblables disséminés un peu partout et créant un relief tout en courbes, comme le coup de crayon sorti dont ne sais quelle imagination. Un repère de pirate tel qu’on l’entend et tel qu’on l’imagine : un dédale d’île en mer chaude, des baies pour protéger les bateaux des affronts de l’océan, l’océan qui a une couleur qui donne envie de plonger dedans, des falaises pour cacher des trésors et pour les moments tragiques du film, des plages majestueuses voire irréelles et un bourg de pirates et de pêcheurs avec un port pour aller cuver son rhum après avoir traversé les ruelles pleines de tavernes (je la joue film de pirate là …). Et bien c’est exactement ça sauf qu’on ne voit plus de gros galion mais de petits voiliers et que le bourg est peuplé, oui de pêcheurs, mais pas à la mode pirate. Les maisons toutes belles avec leurs jolies couleurs ont un mur auquel la mer turquoise vient se frotter, des barques à moteur peuplent une petite plage au pied de ces maisons, à l’ombre des cocotiers et à côté du matériel de pêche déposé un peu partout. Le bordel comme dans ma chambre ! En plus quand on se rend compte que les Saintes sont peuplées par des blonds aux yeux bleus, bronzés comme on a jamais vu pour certain, et qu’ils sont originaires de Bretagne et de Normandie, et bien on leur fait confiance pour la pêche. D’autant qu’il reste attaché à leur terre d’origine même si ils ne l’ont jamais vue. Et quand on sait qu’en plus en plus la spécialité locale est un « sympathique gâteau à base de farine et de noix de coco » j’ai nommé le Tourment d’amour, on décide vite de rester ici ! C’est vrai quoi, on est chez nous ici du coup… J’ai gouté le Tourment d’amour, et je confirme, c’est super bon ! J’ai pas mal arpenté l’île qui ne se visite d’ailleurs qu’à pied ou en scooter (pour vous donner une notion de taille). Un vieux monsieur a employé le terme « d’île de poche ». Il a fait très chaud et moi j’ai marché en haut des falaises brulées en longeant la côte alors bien évidemment j’ai attrapé un bon coup de soleil sur les épaules, le dos et les molets.

Enfin bref, je ne fais que relater les faits et je n’arrive à en venir au fait justement : c’est splendide et ça donne envie d’y retourner. Si vous venez en Guadeloupe, il faut venir ici, c’est obligé… C'est de toute beauté comme endroit

Ma navette retour était à 17h00 environ, j’y serais bien rester plus longtemps mais bon, toute les bonnes choses …



Et paf, dimanche, 4h30 com’dab’ je regarde le temps et là j’entends la pluie… Youpi … La Soufrirère et les alentours étaient complètement bouchés et il faisait un temps de chiotte. J’ai tenté d’aller voir les chute de Mauron,

mais le chemin était pas balisé et après avoir perdu pas mal de temps, en revenant sur mes pas pour prendre le bon chemin, il s’est mis à pleuvoir méchamment alors je suis parti me mettre à l’abri. J’ai perdu pas mal de temps pour que ça se calme puis je suis allé au Saut de la Lézarde par un chemin qui amène à une jolie petite cascade de laquelle les gens sautent d’où son nom.











J’ai pu admirer la belle rivière (la Lézarde) et toujours cette végétation si particulière qui je ne cite plus mais qui est pourtant omniprésente et magnifique avec se

s formes et ses couleurs, et je me suis même dans le bassin de la cascade. Tout nu par ce qu’il n’y avait absolument personne !! comme dans les films! Ça fait un drôle d’effet mais c’est rigolo !









Ensuite j’ai pris la route de la traversée et me suis baladé le long de la rivière, et auprès d’une autre cascade, celle des Ecrevisses. Les gens sautaient de celle la aussi (pas quand j’y étais) et un chemin amenait au-dessus. Les photos montrent ce que j’ai vu.

Là je suis un peu fatigué et je ne sais plus trop quoi rajouter comme détail ou truc intéressant alors je vais arrêter la en attendant d’en rajouter mais juste avant, je voudrai en venir à quelque chose. La Guadeloupe, l’île aux belles eaux, de toutes sortes, de toutes les couleurs, de toutes les températures, dans n’importe quel endroit.

C’est intense ici, je veux dire ce que je vois et ce que je fais. J’ai enchaîné pas mal les visites, les marches, les images et tout le reste et ça me fais tourner la tête ! Je vous embrasse tous et vous souhaite un bonne semaine. Je pense à tout le monde, vraiment à tout le monde.