Dimanche.
Ce coup-ci j’ai mis toute les chances de mon côté, sauf qu’à 4h00 du mat’, quand le réveil a sonné, j’ai entendu la pluie. J’ai donc laissé tomber pour la Soufrière et ai opté pour une grasse mat’. Un régal !
Je suis retourné à la plage de Malendure, juste à côté de la réserve Cousteau pour observer les poissons que j’avais manqués la veille. Je n’ai pas été déçu !! Armé de mon masque et de mon tuba, j’ai même plongé sous la pluie. Le spectacle vaut le détour, de la profondeur, des reliefs, des couleurs … et puis, l’eau est bonne ! J’ai donc joué au marsouin jusqu’en milieu d’après-midi. Il ne faisait vraiment pas beau, et je ne savais pas où aller. En tout cas, je ne voulais pas rentré chez moi. J’ai erré à travers la Montagne (en conduisant) jusqu’à ce que je tombe sur les Mamelles. J’avais déjà pensé à les arpenter, aussi cela tombait-il très bien [gros effet de style ici vous noterez]. J’espérais que le mauvais temps passe, et j’aurais attendu. De toute façon, je n’avais que ça à faire. Quand la pluie a cessé, me donnant raison et par la même, du courage, j’ai empruntais le chemin pour accéder au sommet d’une des mamelles. C’est le même type de chemin que pour les chutes du Carbet et on met une demi-heure. Mon problème était que le sol était détrempé
et que la terre ressemblait à de la glaise ou quelque chose comme ça. C’était donc très glissant, et je me suis vautré dans une flaque de boue sur le retour… Charmant !!
En haut, c’est très beau. On voit la montagne (s’il n’y a pas de nuages) et Grande-Terre. Vue la forme particulière de l’île, vous vous douterez que c’est joli à voir. J’ai eu la chance d’arriver lors d’une trouée dans les nuages, me laissant, pendant un petit moment, seul avec le panorama. Cette montagne, si verte, pleine de forme et de laquelle on voit émerger sur les pentes les plus abruptes, des cocotiers… et cette mer d’un bleu qui varie en fonction de la profondeur et du substrat, parsemée de point blanc à voile, … le tout éclairé en différents endroits en fonction des percées du soleil à travers les nuages, mettant en valeur tel ou tel relief.
Cet éclairage si particulier évolue à vue d’œil au rythme de l’interminable course contre elle-même à laquelle se livre inexorablement la couverture nuageuse.
Je me suis baigné avec mon portable … Malédiction … Il était dans ma poche de short de bain et j’avais déjà mis ma tête sous l’eau quand je m’en suis rendu compte … Du coup, je n’ai plus de réveil … Quand la pluie a commencée et que j’étais sur la plage, avec mon portable démonté pour qu’il sèche, et qu’il a fallu tout ranger en vitesse, dans la confusion j’ai égaré ma carte sim … Je vais peut-être la retrouvée (je me vois encore la mettre dans la poche de mon sac) mais pour l’instant rien, nada, que dalle … Pour l’instant, j’ai perdu tout mes numéros de téléphone pour la Nième fois … Ce n’est pas un océan qui arrête une malédiction. Tiens ! Point positif : c’est ma première couille de la sorte de 2008 et on est déjà mi avril !! Dernières petites choses : il fait très beau aujourd'hui (on annonce encore 29°) "le lundi au soleiiiil ...";
on a ressentit un léger tremblement de terre en fin de semaine dernière !!!
Bref, bon week-end pour moi (fatiguant aussi) ; et j’espère que vous aussi ça va.
Bon début de semaine à tous !